Ce Bulletin est acheminé à chaque médecin en exercice au Nouveau-Brunswick. Les bulletins rendent compte des décisions du Collège en matière de normes, de modifications au Règlement, de directives, etc.  Le Collège s’attend donc à ce que chaque praticien prenne connaissance de cette information.

Membres du bureau et du conseil 2018-2019

 Président - Dr Stéphane Paulin, Oromocto Registraire - Dr Ed Schollenberg 
 V-P - Dre Julie Whalen, Moncton  
   
 Dr Éric Basque, Pointe-des-Robichaud  Dr Marcel Mallet, Moncton
 Dr Stephen Bent, Miramichi  Dre Nicole Matthews, Campbellton
 Dr Zeljko Bolesnikov, Fredericton  Mme Patricia I. O'Dell, Riverview
 Dr Hanif Chatur, Grafton  Dr Peter Ross, St. Andrews
 M. Stephen Crawford, Fredericton  Dr Kerry Sheppard, Saint Jean
 M. Donald L. Higgins, Rothesay  Dre Susan E. Skanes, Dieppe
 Dr Éric Levasseur, Edmundston  Dr James Stephenson, Saint Jean
 Mme Ruth Lyons, Tide Head  

 

Les affaires ci-dessous ont été abordées par le conseil au cours de ses réunions du 5 avril 2019 et du 21 juin 2019.

PLAINTES

Un conseil porte sur la façon d’améliorer la conduite ou la pratique du médecin.

Un avertissement vise à exprimer le mécontentement du comité et à prévenir le médecin qu’une mesure disciplinaire plus sérieuse pourrait être considérée en cas de récidive.

Une remontrance est une expression de réprobation à l’égard du médecin.

Une patiente souffrant de plusieurs problèmes de santé mentale s’est présentée à une clinique sans rendez-vous. Elle n’avait pas de médecin de famille local.  Elle allègue que le médecin ne l’a pas aidée pour ses préoccupations et lui a simplement suggéré des endroits où elle recevrait de meilleurs soins.  Le médecin répond que dans les circonstances, il ne pouvait lui fournir plus qu’une évaluation très préliminaire.  Il estime avoir donné des conseils appropriés à la patiente.  Le comité signale que même dans les cliniques sans rendez-vous, le médecin est tenu de fournir des soins appropriés pour les problèmes à l’arrivée.  Mais dans le cas présent, les difficultés de la patiente dépassaient clairement le niveau de complexité normalement traité dans ce milieu de soins.  Le comité estime que le médecin a déployé des efforts raisonnables pour aider la patiente en cause.

Une plainte a été déposée contre un médecin de famille qui n’aurait pas réagi correctement à la présence d’une amygdale enflée chez un patient. Le patient a reçu plusieurs traitements aux antibiotiques avant d’être aiguillé vers un chirurgien ORL.  La chirurgie a permis de déceler un cancer.  Le médecin en cause affirme avoir dispensé les soins appropriés.  Le comité signale que même l’examen du chirurgien n’avait rien permis de déceler de suspect, sauf la présence d’une douleur persistante.  Aucune action n’a été recommandée dans cette affaire.

Une patiente a consulté un médecin du travail au sujet d’un plan de retour au travail à la suite d’une absence en lien avec un incident au travail extrêmement stressant. La patiente se plaint que le médecin a dénigré ses thérapeutes actuels et l’a poussée à retourner au travail avant qu’elle ne soit prête.  Le médecin répond que le traitement des patients ne s’inscrit pas dans son rôle de médecin du travail, et que sa seule préoccupation concernait la capacité de la patiente de retourner au travail.  Dans ce contexte, le comité estime qu’un tel médecin dispense effectivement des conseils de soins en recommandant le retour au travail et en émettant des commentaires négatifs sur la thérapie suivie par la patiente.  Le comité estime nécessaire d’émettre un avertissement à ce médecin concernant ses fonctions.

Deux patients incarcérés ont allégué qu’ils avaient difficilement accès à un médecin. Le médecin répond que l’accès aux services médicaux dans cet établissement passe par le triage des infirmières.  Le comité n’a rien trouvé des précis à reprocher au médecin pour les soins dispensés mais s’inquiète

que des problèmes importants, tels qu’une infection au pied chez un patient diabétique, pourraient ne pas être portés à l’attention du médecin dans un délai convenable.

Un patient souffrant d’Alzheimer a commencé à se plaindre d’une douleur abdominale. Son médecin a d’abord rejeté ce qu’il a cru être une simple manifestation de sa maladie.  Finalement un autre médecin a demandé des investigations qui ont montré que le patient avait un cancer hépatique avancé.  La plainte touchait le fait que le patient n’avait pas été examiné ni suivi correctement par le médecin de famille.  Le comité se préoccupe de la réaction de ce médecin à la situation initiale et recommande par conséquent de lui adresser un avertissement.

Une plainte a été déposée contre un médecin de famille qui a congédié une famille de sa pratique. Après examen, il semblerait qu’il s’agisse d’un problème de longue date entre un membre de cette famille et le membre du personnel du médecin.  L’affaire s’est envenimée au point d’inclure d’autres personnes qui n’y étaient pas mêlées.  Le comité estime qu’aucune autre action ne pouvait être prise dans cette affaire.

Une plainte a été déposée par une patiente qui avait été plaignante dans un long procès concernant des blessures résultant d’un accident de voiture. La plaignante allègue que le témoin expert de l’assureur a fait plusieurs erreurs sur son évaluation et dans son témoignage.  Dans son examen détaillé de l’affaire, le comité a déterminé que rien ne venait appuyer ces allégations.  Le médecin a fourni au comité un rapport dûment exhaustif en réponse aux questions qui lui ont été posées.

Une plainte a été déposée à l’égard d’un examen psychiatrique indépendant. La patiente se plaint que le médecin s’est montré agressif durant leur entretien ce qui lui a causé de l’angoisse.  Elle se plaint également que le médecin a été incorrect en critiquant la thérapie qu’elle suivait.  Dans sa réponse, le médecin déclare qu’il se sentait obligé d’évaluer avec exactitude le problème sous-jacent de la patiente.  Il se sentait également obligé de remettre en question sa thérapie actuelle car il estimait qu’elle n’était pas dans l’intérêt de la patiente.  Le comité signale qu‘il est généralement admis qu’un médecin exerçant au nom de tierces parties ne devrait pas s’impliquer par ailleurs en recommandant des traitements pour les patients.  Le comité convient néanmoins que lorsqu’un tel médecin estime qu’un patient court un risque important, il est obligé de se prononcer.

Un patient a consulté en salle d’urgence et reçu un diagnostic d’une pneumonie possible. On lui a recommandé d’aller consulter son médecin de famille, ce qu’il a fait.  À cette occasion, il a été question d’un retour possible au travail.  Le plaignant allègue que son médecin de famille n’a pas respecté la recommandation du médecin qu’il avait d’abord consulté.  Le médecin en cause répond que, de fait, le patient n’avait soulevé la question que plusieurs jours après sa consultation. Le comité ne trouve rien à redire sur l’approche prise par ce médecin dans cette affaire.

Un patient s’est plaint qu’un médecin ne l’a pas correctement évalué pour une douleur à la poitrine et qu’il a fait une crise cardiaque grave par la suite. Le médecin répond qu’en se fondant sur les renseignements disponibles, il n’a pas soupçonné d’affection cardiaque importante chez ce patient lors de la première consultation.  Le comité s’interroge à savoir si d’autres indices, dans ses antécédents ou ses symptômes, auraient pu mieux orienter le médecin au problème.  Le comité recommande qu’un conseil à cet égard soit adressé à ce médecin.

Un médecin a fait l’objet d’une plainte de la part de l'Évaluation collégiale des médecins des provinces atlantiques en raison de dossiers inadéquats et de sa gestion douteuse de plusieurs affections chroniques. Le médecin répond qu’il a mis au point sa propre manière de traiter des troubles tels que l’hypertension et le diabète avec de bons résultats à son avis.  Il affirme de plus que ses dossiers ne sont créés que pour ses propres besoins.  En conséquence, le comité a commandé une évaluation de suivi de la pratique de ce médecin.

 

Nous annexons une recommandation issue de « Choisir avec soin »pouvant intéresser et orienter les médecins.

http://cpsnb.org/fr/loi-reglement-et-lignes-directrices-medicales/directives/863-choisir-avec-soins-les-antbiotiques

Informations générales

Adressez toute la correspondance à

Dr Ed Schollenberg, registraire
Collège des médecins et chirurgiens du Nouveau-Brunswick
1 chemin Hampton, bureau 300
Rothesay (N.-B.) E2E 5K8

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