Bulletins

 

 

novembre 2016

 

Ce Bulletin est acheminé à chaque médecin en exercice au Nouveau-Brunswick. Ces bulletins rendent compte des décisions du Collège en matière de normes, de modifications au Règlement, de lignes directrices, etc. Le Collège s’attend donc à ce que les praticiens en aient pris connaissance.

 

 

Membres du bureau et du Conseil pour 2016-2017

 

                  Président - Dr. Stephen Bent, Miramichi

       V-P Dre Susan E. Skanes, Dieppe

               Dr Zeljko Bolesnikov, Fredericton 

                             Dr Hanif Chatur, Grafton   

                             M. Stephen Crawford, Fredericton

                             M. Donald L. Higgins, Rothesay

                             Dr Ronald Hublall, Edmundston

                             Mme Ruth Lyons, Tide Head

                             Dr Marcel Mallet, Moncton

                             Dr Sylvain Matteau, Bathurst

                                              

      Registraire - Dr Ed Schollenberg

 

             Dre Nicole Matthews, Campbellton

             Mme Patricia I. O'Dell, Riverview 

             Dr Stéphane Paulin, Fredericton

             Dre Lisa Jean C. Sutherland, Rothesay
             Dre Susan E. Skanes, Dieppe     

             Dr James Stephenson, Saint John

             Dre Julie Whalen, Moncton

Dernières nouvelles


Les affaires suivantes ont été abordées par le conseil au cours de ses réunions du 30 septembre et le 18 novembre 2016.

 

PLAINTES

Dans deux plaintes distinctes, des patientes ont allégué une déficience dans le suivi par leur chirurgien.  Dans le premier cas, la patiente n’estimait pas avoir obtenu un résultat satisfaisant.  Le comité a convenu avec le chirurgien que le traitement semble avoir été entièrement approprié et que le cas avait atteint un stade n’offrant aucune autre option chirurgicale.  Dans le deuxième cas sans parenté avec le premier, la patiente a développé une complication importante qui n’a pas été décelée pendant une certaine période.  Le chirurgien admet qu’un suivi plus rapproché de la patiente après l’opération aurait permis d’éviter le retard dans le traitement, bien qu’à long terme le résultat aurait été le même.

Une plainte a été déposée alléguant une déficience du suivi d’un chirurgien après une intervention mineure.  Le chirurgien ne faisait plus de bureau et la patiente allègue qu’elle a eu de la difficulté à faire évaluer la possibilité d’une complication.  Le comité signale que le chirurgien était accessible dans une certaine mesure, mais que la patiente a dû consulter plusieurs autres médecins avant de finalement obtenir une intervention appropriée.  Le comité estime nécessaire d’adresser un conseil au chirurgien afin qu’il fournisse aux patients des directives de suivi explicites après toute intervention.

Une plainte a été déposée  concernant une question de vie privée relativement à l’examen d’une fille de douze ans.  Le parent a affirmé que l’approche était stressante pour l’enfant.  Le médecin admet que les ressources telles que les jaquettes et les draps n’étaient pas disponibles à la clinique où l’enfant a consulté.  Il admet de plus que son approche à cette patiente a été différente de celle qu’il aurait adoptée avec une patiente plus âgée.  Il affirme qu’il a l’intention de modifier sa pratique en conséquence.

Une famille a allégué qu’un médecin a indûment prescrit des stupéfiants à un patient de façon continue.  Le médecin signale qu’il a hérité de ce patient qui prenait déjà une quantité importante de stupéfiants.  Il trouvait frustrant d’avoir à gérer la situation et après une discussion, il a convenu de renoncer à son droit de prescrire des stupéfiants puissants afin d’éviter d’autres problèmes.

Une patiente affirme que son diagnostic initial de diabète a mal été pris en charge.  Le médecin avait émis plusieurs conclusions et pris plusieurs décisions de traitement qui n’étaient pas pratiques courantes.  La clinique de diabète a remédié aux problèmes rencontrés mais le comité a adressé un avertissement au médecin qui devra prendre connaissance des normes plus acceptables de diagnostic et de traitement de ce problème de santé.


Une patiente s’est blessée à l’œil avec une feuille de papier et a été vue à la salle d’urgence.  Elle allègue qu’on ne l’a examinée que superficiellement et qu’on lui a donné des conseils inadéquats.  Dans sa réponse le médecin affirme qu’elle a effectué une investigation appropriée malgré une importante distraction en raison d’une odeur émanant du conjoint de la patiente.  Dans son examen, le comité a conclu que l’approche du médecin ne correspondait pas aux normes acceptables de diagnostic et de traitement d’un problème de santé présentant une éventuelle gravité et des risques continus.  Le comité estime qu'il est approprié dans les circonstances de lui adresser un avertissement.

Un patient a consulté un nouveau médecin et allègue que l’évaluation a été sommaire et que le médecin était constamment distrait par son système de dossier électronique.  Dans sa réponse le médecin admet qu’il s’était beaucoup concentré sur les antécédents du patient.  Le comité signale que la distraction causée par l’écran d’ordinateur est cause fréquente de plaintes quand il s’agit des dossiers électroniques.  Cette allégation semble être encore plus fréquente que pour les dossiers papier.  Le comité encourage les médecins à prendre conscience de cette tendance et à adopter des mesures pour éviter de donner une impression de distraction au patient.  Il pourrait s’agir d’examiner de dossiers volumineux au préalable et aussi de se concentrer plus nettement sur le patient dans les premiers temps de la consultation.

Un patient a été admis à l'hôpital communautaire avec des vomissements et des douleurs abdominales. Le médecin a diagnostiqué une obstruction intestinale et a commencé à traiter le patient avec des laxatifs. Le patient a finalement été transféré à un chirurgien qui a traité le patient pour une rupture d'appendice. Le Comité a estimé que la gestion par le premier médecin était inapproprié et, par conséquent, justifiée d’émettre un avertissement

Dans trois cas non liés, les patients se sont plaints d’avoir reçu leur congé de la pratique de leur médecin.  Dans les trois cas, il était clair qu'il existait une détérioration des relations entre les médecins et leurs patients. Dans deux cas, la question était liée à un problème clinique frustrant.  Dans l'autre cas, l'accent était mis sur une demande de prestations d'invalidité que poursuit le patient.  Les médecins doivent faire preuve d'une extrême prudence lorsqu'ils tentent de mettre fin à un patient. Sauf si un médecin peut prendre des dispositions pour des soins de remplacement, on s'attend à ce que la ligne directrice du collège soit suivie.  Les patients ne peuvent être libérés que s'ils présentent un comportement spécifique en cause et s'ils ont reçu un avertissement approprié. En d'autres termes, la décision ne devrait jamais être impulsive ou dans la chaleur du moment, comme il semble être souvent le cas.

 

La prescription d’opiacés

En prévision de la mise en œuvre du Programme de surveillance des médicaments, le conseil a adopté des lignes directrices d’abord émises par le Center of Disease Control aux États-Unis, sous une forme abondamment révisée afin de créer un document plus pratique.  Toutefois la version finale demeure passablement complexe.  L’exemplaire préliminaire ci-joint saura vous intéresser.  La version dans l’autre langue officielle est disponible sur le site web du Collège. www.cpsnb.org/french/Guidelines/untitled.htm

Cet ouvrage est appelé à beaucoup évoluer.  La distribution de cette information dès maintenant permettra aux médecins de prévoir les sortes de problèmes qui peuvent être décelés à l’aide du programme de surveillance et les modifications éventuelles à leur pratique qui devraient être envisagées.  Pour l’instant, l’intention n’est pas d’obliger les médecins à modifier immédiatement leur approche.  Il est entendu que ces changements sont significatifs et que leur mise en place évoluera avec le temps.

De  plus, ces recommandations soulignent les options de rechange pour le traitement aux opiacés dont l’accès est frustrant pour plusieurs médecins.  Ces autres options comprennent les services auxiliaires en psychologie et en physiothérapie ainsi que des médicaments non opiacés couverts par les programmes de médicaments publics et privés.  Il est à espérer que des lignes directrices officielles pourront venir en aide aux décideurs en la matière.

 

Renouvellement annuel

À l’heure actuelle, les médecins devraient tous avoir reçu leur facture combinée pour leurs droits annuels et ceux de leur corporation professionnelle le cas échéant.  Dans le cas contraire les médecins sont priés de communiquer immédiatement avec le Collège.  Les membres qui ont changé leurs coordonnées, leurs coordonnées bancaires, ou ne souhaitent pas renouveler leur permis, devraient communiquer avec le bureau de Collège par courriel ou par fax.