Bulletins

mai 2011

Ce bulletin est adressé à tous les médecins de la province.  Nous y publions les décisions du Collège en matière de normes, modifications aux règlements, directives, etc.  Le Collège croit donc qu'un médecin devrait être au courant de ces questions.

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Membres du bureau et du conseil 2010-2011

      Président - Dr Jean-Marie Auffrey, Shediac
V-P - Dr François Guinard, Edmundston

     Dr Eric J.Y. Basque, Pointe-des-Robichaud

           Dr Stephen R. Bent, Miramichi

           Dr Zeljko Bolesnikov, Fredericton

           Dr Terrance E. Brennan, Fredericton
           Dr Santo Filice, Moncton

           Dr Robert J. Fisher, Hampton

           Dre Kathleen L. Keith, Saint John

     Registraire: - Dr Ed Schollenberg



    M. Paul Leger, Rothesay

    Mme Ruth Lyons, Tide Head

    Dre Lachelle Noftall, Fredericton

    Dre Teréz Rétfalvi (PhD), Moncton
    Dre Barbara M. Ross, Moncton

    Dre Lisa Jean C. Sutherland, Rothesay
    Dr Mark Whalen, Campbellton

Dernières nouvelles 

Lors de sa réunion du 25 mai 2011, le Conseil a étudié les questions suivantes.

PLAINTES

  

Un conseil (conseil sur la façon d’améliorer la conduite ou la pratique du médecin)

Un avertissement (visant à exprimer le mécontentement du comité et à prévenir le

médecin qu’une mesure disciplinaire plus sérieuse pourrait être considérée en cas de récidive)

Une remontrance (une expression de réprobation)

                                                                                                                                                                                              

Pendant un examen médical indépendant, le médecin avait fait en passant une remarque sur des cicatrices qui n’avaient aucun rapport avec l’examen en cours.  Le patient prétendait que la remarque l’avait rendu mal à l’aise.  Le médecin a reconnu que cela avait pu être le cas et s’est excusé.  Le comité a jugé approprié de lui donner un conseil à ce sujet.  Les médecins devraient se rendre compte que de telles remarques risquent d’être mal interprétées surtout quand le médecin et le patient ne se connaissent pas. 

Un patient prétendait avoir été soigné sans son consentement.  Il prétendait que le médecin lui avait prescrit un médicament sans l’avoir examiné et uniquement d’après des renseignements fournis par sa famille.  Dans sa réponse, le médecin a fait remarquer qu’il avait examiné le patient précédemment et commencé à diminuer la dose du médicament qu’il prenait depuis quelque temps.  Il était entendu que la posologie pourrait être modifiée si certains symptômes réapparaissaient.  Lors d’une crise aiguë, la famille du patient a demandé l’aide du médecin.  Le spécialiste n’a pas pu rejoindre le médecin de famille et a donc pris les dispositions pour que le patient reprenne le médicament.  Il estimait qu’un retard créerait un risque pour le patient et d’autres personnes.  Après avoir étudié le cas, le comité a estimé qu’il s’agissait d’une circonstance où la reprise d’un traitement de longue date d’après des renseignements fiables était dans l’intérêt du patient.  De toute façon, le patient était libre de refuser de prendre le médicament prescrit.

 

Un médecin occupant un poste administratif a examiné un patient pour déterminer s’il avait droit à des prestations.  Le médecin a fait des observations à l’appui de la demande du patient, mais a fait remarquer que la décision finale appartenait à d’autres.  Quand la prestation lui a été refusée, le patient a prétendu que le médecin qui l’avait examiné ne lui avait pas été d’un assez grand soutien.  Dans sa réponse, le médecin a fait remarquer que les évaluations du genre sont faites selon des règles et des politiques strictes.  Un rapport factuel est préparé pour que d’autres déterminent l’admissibilité du patient.  Ce n’est pas le médecin qui fait l’examen qui prend la décision finale.  On n’a rien trouvé à redire aux soins donnés.

 

Une famille avec un petit enfant s’était présentée un soir dans un centre médical sans rendez-vous.  Plusieurs malades attendaient.  La famille prétendait que le médecin de service avait pris une longue pause dans la salle d’attente avec le personnel pour discuter de points qui n’étaient aucunement en rapport avec les soins aux malades ou le fonctionnement du centre.  La famille a fini par partir sans avoir vu le médecin.  Elle prétendait que le médecin n’avait pas donné les soins appropriés.  Dans sa réponse, le médecin a affirmé que la conversation se rapportait à un problème d’horaire de travail.  Après avoir étudié le cas, le comité a estimé que le médecin aurait pu mieux gérer la situation.  Dans la mesure du possible, toute discussion qui se rapporte ou non au centre devrait être reportée ou réglée à l’écart de la salle d’attente pour ne pas donner l’impression que les soins donnés aux patients ne sont pas une priorité. 

 

Un patient qui suivait un traitement pour le cancer avait pris des dispositions pour continuer son traitement pendant ses vacances à l’extérieur du pays.  Il a affirmé que son médecin avait essayé de le dissuader d’agir ainsi, mais qu’il ne lui avait pas conseillé explicitement de ne pas voyager.  Pendant qu’il était à l’étranger, il a dû se faire soigner d’urgence pour un autre problème.  Par la suite, on a refusé de rembourser le coût de ces soins parce que la police d’assurance précisait qu’aucun remboursement n’était effectué si on avait déconseillé le patient de voyager.  Le médecin avait fait remarquer dans une lettre qu’il avait déconseillée au patient de le faire.  Par après, il avait précisé à l’assureur que le problème de santé n’avait rien à faire avec l’affection préexistante du patient.  Néanmoins, on a refusé de le rembourser.  Le comité n’a rien trouvé à redire aux soins donnés.  Il a fait remarquer que même si les médecins et les patients savent que certaines affections qui existent avant le départ ne sont pas couvertes par certaines polices, le fait que tout remboursement peut être refusé est  moins bien connu.  Dans un cas semblable, un médecin pourrait peut-être en discuter avec son patient. 

 

Un malade a consulté son médecin pour un problème grave.  Celui-ci l’a envoyé immédiatement chez un spécialiste qui a prescrit un traitement après lequel le patient devait être examiné si le problème persistait.  À ce moment-là, un autre traitement plus invasif pourrait être offert.  Quand le malade a voulu prendre un rendez-vous pour un suivi, il n’a pu l’obtenir aussi vite qu’il le voulait.  Par la suite, il est retourné au service des urgences et a pris des dispositions pour consulter un autre spécialiste.  Le malade a prétendu que les soins donnés par le premier spécialiste avaient été inadéquats.  Dans sa réponse, le médecin a affirmé que le médecin au service des urgences avait donné au malade des conseils judicieux et que le suivi avait été prévu en conséquence.  D’un point de vue clinique, le comité a déterminé que les soins donnés avaient été appropriés.  Le malade ne retirait aucun avantage à être vu avant la fin du premier traitement conservateur.  Le comité s’est demandé s’il y avait eu une bonne communication avec le malade.  Certains renseignements ont été transmis par l’autre médecin.  Néanmoins, une plainte aurait pu être évitée si on avait clarifié la situation quand le malade s’est adressé directement au cabinet du spécialiste.

PRESCRIPTION À SOI-MÉME ET À SA FAMILLE

Ce problème continue à être une cause de préoccupation dans un certain nombre de situations.  Le Conseil souhaite rappeler aux membres la disposition suivante du Code de déontologie qui à son avis se passe d’explications :

 

«S’abstenir de se traiter soi-même et de traiter ses proches parents, sauf dans les cas d’urgence ou sans gravité et seulement lorsqu’un autre médecin n’est pas disponible; ces traitements devraient être gratuits.»

 

De plus, le règlement sur les fautes professionnelles désigne les actes suivants comme irréguliers :

 

«prescrire, vendre, administrer, distribuer, commander ou dispenser à soi-même ou à un membre de sa famille un médicament légalement classé comme une substance contrôlée ou reconnu comme une drogue dangereuse ou qui crée une dépendance.»

NUMÉRO D'IDENTIFICATION MÉDICALE POUR LE CANADA (NIMC)

Au cours des derniers mois, on a offert aux membres l’occasion de signer un formulaire d’autorisation afin d’obtenir un NIMC.  Ceux qui l’ont signé trouveront ci-inclus une lettre portant le numéro qui leur a été attribué.  Ceux qui ne l’ont pas encore signé trouveront un formulaire d’autorisation sur le site du Collège.

 

MÉDECINS ET AMBULANCIERS PARAMÉDICAUX

Le Conseil veut rappeler aux médecins que l’organisme Ambulance Nouveau-Brunswick a une politique concernant les médecins qui aident dans une situation d’urgence après l’arrivée des ambulanciers paramédicaux.  Cette politique prévoit que les ambulanciers paramédicaux suivent les protocoles établis et les instructions reçues de leur surveillant à distance.  Si un médecin sur les lieux veut se charger des soins, il doit consentir à accepter et à reconnaître entièrement cette responsabilité et rester avec le malade jusqu’à l’arrivée à l’hôpital.