Bulletins

décembre 2006

Ce bulletin est adressé à tous les médecins de la province. Nous y publions les décisions du Collège en matière de normes, modifications aux règlements, directives, etc. Le Collège croit donc qu'un médecin devrait être au courant de ces questions.

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Membres du bureau et du conseil 2006-2007

Président - Dr Malcolm W. Smith, Tracadie-Sheila
V-P - Dr Robert E. Rae, Saint John

Dr Jean-Marie Auffrey, Moncton
Dr Zeljko Bolesnikov, Fredericton
Dr Terrance E. Brennan, Fredericton
Dr Douglas V. Brien, Saint John
M. Gilbert Doucet, Dieppe
Dre Mary E. Goodfellow, Saint John
Dr François Guinard, Edmundston

Registraire: - Dr Ed Schollenberg


Dre Paula M. Keating, Miramichi
M. Stanley Knowles, Miramichi
M. Eugene LeBlanc, Dalhousie
Dr John C. McCrea, Moncton
Dre Mary FC Mitton, Moncton
Dr Richard Myers (PhD), Fredericton
Dr Rudolph Stocek, Hartland
Dr Mark Whalen, Campbellton


Lors des réunions du 15 septembre et 24 novembre 2006, le Conseil a étudié les questions suivantes:

PLAINTES
Après un certain temps, on a découvert un corps étranger laissé dans un patient lors d'une intervention. Au cours de nombreux mois, le patient avait consulté plusieurs médecins de différents centres et, pour plusieurs raisons, avait fait l'objet d'examens qui auraient pu permettre de détecter le problème. En étudiant le cas, le comité a d'abord estimé qu'il était peu probable que les conditions cliniques aient créé un risque significatif pour le patient. Toutefois, le patient a été très stressé quand il s'est rendu compte du problème. En examinant les soins donnés par chacun des médecins concernés, le comité n'a rien pu trouver à redire aux soins donnés par chacun. Plutôt, le patient s'était trouvé dans plusieurs circonstances qui avaient entraîné une série d'événements malheureux. On rappelle aux médecins l'importance de donner suite à tous les examens. Même les examens de routine ou demandés pour une raison sans rapport peuvent détecter un problème qui exige une intervention.

Un médecin spécialiste avait dirigé un malade vers un établissement spécialisé pour y être hospitalisé. Toutefois, le malade a plutôt été évalué par le médecin consultant de l'établissement, puis envoyé chez lui après un changement de médicaments. Le premier médecin estimait que cela n'était pas approprié. Après avoir étudié le cas, le comité a fait remarquer qu'en fin de compte, c'est le patient qui décide quel traitement doit être accepté ou refusé. Dans ces circonstances, le comité a cependant estimé qu'une meilleure coopération entre les médecins aurait évité le différend. Le comité estime que les patients peuvent rarement être bien servis quand la communication n'existe pas.

On prétendait qu'un médecin n'avait pas signalé correctement un incident présumé de violence à l'égard d'un enfant, avoué par son patient. Le médecin a affirmé avoir contacté les autorités compétentes par téléphone en présence du patient. Le comité n'avait aucun moyen de vérifier si l'appel avait eu lieu, mais le fait que le médecin ait choisi de téléphoner en présence du patient a préoccupé le comité. Il a estimé qu'il est possible que le médecin ait pu divulguer les renseignements avec moins de candeur. De plus, cela pourrait laisser entendre que le médecin n'a pas considéré l'allégation comme un problème sérieux. Enfin, le comité a fait remarquer que certains médecins, comme ceux qui sont à l'emploi d'une régie régionale de la santé, ont l'obligation de faire une divulgation complète de tout renseignement pertinent quand ils signalent un problème de ce genre.

Une lettre de plainte prétendait qu'un médecin refusait sans raison de continuer à soigner un patient de longue date. Il est à noter que le patient consultait le médecin depuis plusieurs années pour de nombreux problèmes. Le médecin prétendait que ses rapports avec le patient s'étaient tellement détériorés qu'il estimait n'avoir aucun choix. En étudiant le cas, il a semblé au comité que la frustration était croissante des deux côtés en raison de divers points, cliniques et autres. Néanmoins, le comité s'est demandé si la décision du médecin n'avait pas été précipitée. Il a fait remarquer que les directives du Collège recommandent aux médecins qui envisagent de telles mesures de discuter la question avec le patient dans l'espoir de trouver des moyens de continuer les soins. Autrement dit, cela devrait rarement surprendre un patient d'apprendre que le médecin a mis fin aux rapports patient médecin.

Une patiente avait été envoyée à un spécialiste. Elle prétendait que le médecin avait insinué qu'elle aurait été mieux servie par un médecin plus près de chez elle. Elle prétendait également que l'évaluation faite par le médecin était inadéquate. En étudiant le cas, le comité n'a rien trouvé qui prouvait que l'évaluation faite était inadéquate ou que les soins donnés étaient insatisfaisants. Il a fait remarquer que certaines observations suggérant que la patiente aurait dû se présenter ailleurs auraient pu amener la patiente à soupçonner que le médecin n'avait pas été objectif lors de l'évaluation. Par contre, il a également fait remarquer qu'il était possible que la patiente ait été mécontente des conclusions du médecin.

On prétendait qu'un médecin n'avait pas traité à temps un patient qui avait par la suite succombé au cancer. En réponse, le médecin a affirmé qu'il fallait qu'il attende le rapport d'un autre médecin pour commencer le traitement de manière appropriée. Le comité n'a rien trouvé à redire aux soins donnés, mais a estimé que d'autres aspects, comme la circulation de l'information pertinente, devraient être examinés de plus près.

On prétendait qu'un médecin n'avait pas donné les soins appropriés à un malade gravement atteint, en particulier qu'il n'avait pas réagi à temps à son état qui s'aggravait et qu'il avait fait des observations indélicates au patient et à la famille. Après avoir étudié le cas, le comité n'a rien trouvé à redire d'un point de vue clinique aux soins donnés. L'état du patient se détériorait rapidement et le médecin a semblé réagir de façon appropriée et de son mieux. Le comité a fait remarquer que certains points soulevés par la famille étaient dus à une fausse interprétation du dossier d'hospitalisation. Il a aussi fait remarquer que les membres de la famille avaient exprimé de l'inquiétude au sujet de la façon dont le médecin les avait informés de la situation. Enfin, le comité a fait remarquer que le médecin doit être franc mais sensible dans ces situations très difficiles.

Le comité a examiné une affaire en cours concernant un médecin qui avait prétendument violé une entente de ne pas exercer en attendant le règlement d'une question disciplinaire dans une autre province. Le comité a fait remarquer que l'appui local pour que le médecin continue à exercer au Nouveau Brunswick était toujours considérable. En attendant la suite des événements, le comité n'a pas estimé pouvoir prendre d'autres mesures à ce sujet avant de recevoir des renseignements plus précis.


QUESTIONS DIVERSES

COMITÉ DE DIRECTION

Président: Dr Malcolm Smith
Vice président: Dr Robert Rae
Représentant du public : M. Eugène LeBlanc
Membre extraordinaire : Dre Paula Keating
Membre extraordinaire : Dr John C. McCrea


COTISATION ANNUELLE
Chaque médecin devrait avoir déjà reçu l'avis de cotisation annuelle pour lui-même et sa corporation professionnelle. Nous rappelons aux médecins que tous les honoraires doivent être reçus au bureau avant le 1er janvier 2007. Si vous n'avez pas reçu cet avis, veuillez communiquer sans délai avec le bureau du Collège.


DES ARCHIVES

Il y a 90 ans

En 1930, le Conseil approuvait la décision de l'Association médicale canadienne d'imposer des restrictions sur l'importation de médicaments des États-Unis par des médecins et acceptait que les examens du Conseil médical du Canada soient le seul moyen d'obtenir un permis d'exercer la médecine au Nouveau-Brunswick pourvu que les examens soient passés dans la province.1916, le Conseil reprochait à un hôpital le fait qu'il laissait des chirurgiens sans permis pratiquer des interventions chirurgicales et décidait de laisser la cotisation annuelle à 1 dollar.

Il y a 60 ans
En 1946, le Conseil décidait d'accepter comme étudiant en médecine un candidat qui n'était pas né au Nouveau Brunswick, mais qui y vivait depuis l'âge d'un an. En réponse à plusieurs demandes de médecins diplômés à l'étranger, le Conseil décidait d'accorder la priorité aux médecins qui revenaient de la guerre. Le Conseil décidait également de retenir les services d'un détective pour enquêter sur l'exercice illégal de la profession. La cotisation annuelle était de 20 dollars.

Il y a 30 ans
En 1976, l'Assurance maladie déposait une plainte parce qu'un médecin présentait des demandes de paiement avant de fournir les services. Le Conseil reconnaissait qu'un médecin pouvait communiquer avec le Conseil dans la langue de son choix, mais qu'il n'avait pas nécessairement le droit de recevoir une réponse dans sa langue à moins qu'il ne s'agisse d'une question d'ordre juridique.