Bulletins

août 2005



Ce bulletin est adressé à tous les médecins de la province. Nous y publions les décisions du Collège en matière de normes, modifications aux règlements, directives, etc. Le Collège croit donc qu'un médecin devrait être au courant de ces questions.

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Membres du bureau et du conseil 2004-2005

President - Dr Douglas V. Brien, Saint John
V-P - Dr Marc Bourcier, Moncton

Dr Jean-Marie Auffrey, Moncton
Dr Zeljko Bolesnikov, Fredericton
Dr Terrance E. Brennan, Fredericton
M. Gilbert Doucet, Dieppe
Dre Mary E. Goodfellow, Saint John
Dr François Guinard, Edmundston
Dre Paula M. Keating, Miramichi

Registraire: - Dr Ed Schollenberg


M. Stanley Knowles, Miramichi
M. Eugene LeBlanc, Dalhousie
Dr John C. McCrea, Moncton
Dr Richard Myers (PhD), Fredericton
Dr Robert E. Rae, Saint John
Dr Rudolph Stocek, Hartland
Dr Malcolm W. Smith, Tracadie-Sheila
Dr Mark Whalen, Campbellton


Lors de sa réunion du 10 juin 2005, le Conseil a étudié les questions suivantes:

PLAINTES
Une adolescente prétendait qu'un médecin l'avait touchée de façon inacceptable. Après des mois d'enquête, la patiente et sa famille ont refusé de poursuivre l'affaire. Par conséquent, le comité a décidé de ne pas prendre d'autres mesures tant que la patiente ne le souhaiterait pas.

Une lettre de plainte concernait une complication importante suite à une intervention chirurgicale. Le plaignant prétendait que l'intervention avait été pratiquée d'une manière inappropriée, que la complication n'avait pas été constatée rapidement et que le médecin n'avait pas expliqué la situation au patient comme il le fallait. En étudiant le cas, le comité n'a rien trouvé qui prouvait que l'intervention avait été mal pratiquée. En ce qui concerne l'allégation que le médecin n'avait pas évalué correctement le patient après l'intervention, le comité n'a trouvé aucune preuve tangible que l'évolution postopératoire ne s'était pas déroulée normalement. Enfin, le comité a souligné que les médecins sont encouragés à surveiller les réactions adverses et à en discuter avec leurs patients.

Un patient prétendait qu'un médecin ne l'avait pas examiné correctement alors qu'il avait une grosseur dans l'abdomen. Malgré les affirmations du médecin, la preuve d'un examen approprié et d'une première exploration appropriée restait à démontrer. Néanmoins, le comité a fait remarquer que le problème a été réglé assez rapidement; par conséquent, il a décidé de ne pas prendre d'autres mesures à ce sujet.

Une patiente prétendait qu'un médecin refusait sans raison de continuer à la soigner. Le médecin a donné plusieurs raisons, entre autres, le fait qu'un test de dépistage de narcotiques avait été négatif, malgré le fait qu'il en avait prescrit à la patiente. Il estimait qu'il s'agissait d'une preuve de détournement possible de médicaments. En étudiant le cas, le comité s'est rendu compte qu'il était possible de mal interpréter les résultats de ces analyses d'urine. Il semble maintenant que, dans plusieurs circonstances, il est possible que les analyses d'urine ne révèlent pas de narcotiques, même quand le patient prend les médicaments. Cela semble être le cas particulièrement pour certains médicaments comme l'Oxycontin. Des renseignements à ce sujet seront envoyés prochainement, mais en attendant, les médecins devraient discuter les résultats de ces analyses avec le responsable du laboratoire local avant de conclure quoi que ce soit.

Trois plaintes différentes concernaient les soins donnés à des patients en phase terminale et en soins palliatifs. Les contextes étaient tout à fait différents, mais le comité a estimé que ces cas pouvaient servir de leçon. Tout d'abord, il est à noter que ces situations sont toujours difficiles. Même quand le patient reçoit tous les soins appropriés, le médecin doit être conscient des difficultés que rencontrent les membres de la famille. Parfois, malgré tous les efforts, le chagrin de la famille peut être aggravé par des sentiments de confusion, de méfiance et de colère. Le comité a souligné plusieurs facteurs qui peuvent aggraver les choses. Par exemple, il arrive que les membres de la famille ne semblent pas avoir compris la gravité de l'état pathologique du patient. Le décès ne semble pas être le résultat qu'ils avaient attendu. À d'autres moments, les membres de la famille ont à traiter avec un médecin qu'ils ne connaissent pas parce qu'il s'agit d'un médecin consultant ou d'un transfert dans un hôpital qui peut fournir les soins appropriés. Dans ce contexte, l'aspect inconnu peut provoquer des difficultés de communication qui pourraient entraîner plus tard des motifs de plainte. Enfin, dans ces cas, les patients reçoivent souvent des soins de plusieurs médecins, chacun ayant un rôle différent. Il est possible que le patient et la famille ne sachent pas quel médecin est chargé de tel aspect du traitement du patient. Dans ces cas, il se peut que des patients rejettent le blâme d'un aspect des soins sur un médecin qui n'en est pas directement responsable.


COMITÉ DE RÉVISION
Lors de sa dernière réunion, le comité a étudié plusieurs questions. Il a rejeté deux appels de patients insatisfaits de l'avis du comité d'examen des plaintes, l'un qui avait dû se présenter plusieurs fois au service des urgences avant qu'un diagnostic ne soit posé et l'autre qui était mécontent d'un examen médical indépendant.

De plus, suite à plusieurs plaintes, il a ordonné à un médecin de subir un examen psychiatrique.


ÉLECTIONS
Le printemps dernier, Dre Mary Goodfellow de Saint John, Dr Terry Brennan de Fredericton et Dr Jean-Marie Auffrey de Shédiac ont été réélus pour un autre mandat de trois ans. De plus, le ministre de la Santé a renouvelé le mandat de Dr Zeljko Bolesnikov de Fredericton.