Bulletins

avril 2009

Ce bulletin est adressé à tous les médecins de la province. Nous y publions les décisions du Collège en matière de normes, modifications aux règlements, directives, etc. Le Collège croit donc qu'un médecin devrait être au courant de ces questions.

 

Membres du bureau et du conseil 2008-2009

Présidente - Dre Paula M. Keating, Miramichi
V-P - Dr Terrance E. Brennan, Fredericton

Dr Jean-Marie Auffrey, Moncton
Dr Zeljko Bolesnikov, Fredericton
M. Jean Daigle, Dieppe
M. Gilbert Doucet, Dieppe

Dr Santo Filice, Moncton
Dr François Guinard, Edmundston

Dr J. Anthony G. Lordon, Saint John

Dre Mary F.C. Mitton, Moncton

Registraire: - Dr Ed Schollenberg



Dr Richard Myers (PhD), Fredericton

Dre Lachelle Noftall, Fredericton

Dr Robert E. Rae, Saint John
Dre Teréz Rétfalvi (PhD), Moncton
Dr Malcolm W. Smith, Tracadie-Sheila

Dre Lisa Jean C. Sutherland, Rothesay
Dr Mark Whalen, Campbellton

Lors de réunion du 27 mars 2009, le Conseil a étudié les questions suivantes

PLAINTES

Un malade souffrant de douleurs au dos s’était présenté plusieurs fois au service des urgences.  Il prétendait que les médecins n’avaient pas diagnostiqué à temps le syndrome de la queue de cheval.  Par la suite, il a dû subir une intervention chirurgicale et il lui est resté des séquelles neurologiques.  Après avoir étudié le cas, le comité a estimé que les médecins avaient bien évalué le malade pour ce qui est des signes et des symptômes qui auraient pu laisser supposer la pathologie. 

Une patiente avait été envoyée à un spécialiste.  Il a demandé un examen qu’on a eu de la difficulté à fixer pour diverses raisons.  En fin de compte, l’examen a eu lieu et un deuxième rendez-vous a été fixé.  Toutefois, le médecin était absent de son cabinet le jour du rendez-vous pour des raisons personnelles qui n’ont pas été révélées à la patiente.  Elle prétendait que le médecin avait été négligent et ne s’était pas occupé de sa situation clinique.  Dans sa réponse, le médecin a expliqué qu’il avait demandé à ses employés de ne pas donner la raison de son absence.  Après avoir étudié le cas, le comité a souligné que la difficulté à fixer la date de l’examen avait créé chez la patiente une angoisse qui a été accrue par l’incapacité de discuter de l’affaire avec le médecin.  Les médecins ont droit à leur vie privée.  En l’occurrence, il est possible que la patiente aurait compris la situation si on lui avait donné un peu d’information. 

Deux personnes qui venaient d’arriver dans une région ont déposé chacune une plainte.  Dans les deux cas, le malade avait d’importants problèmes de santé et le nouveau médecin n’était pas d’accord avec le plan de traitement.  Dans ces circonstances, le malade s’attend souvent à ce que le traitement se poursuive.  Cependant, bien qu’on s’attende à ce que le médecin tienne compte du traitement antérieur, c’est lui qui doit finalement prendre les décisions en matière de traitement. 

Dans trois plaintes distinctes, le patient prétendait que son médecin refusait sans raison de continuer à le soigner.  En étudiant chaque cas, le comité a compris que la rupture des rapports patient-médecin était sans doute irréparable.  Toutefois, dans tous les cas, le médecin n’avait pas dûment averti le patient à l’avance qu’il risquait de devoir se trouver un autre médecin.  Nous rappelons aux médecins que, selon les directives du Collège, le médecin doit, sauf dans des circonstances exceptionnelles, informer le patient des problèmes que pourrait

entraîner la fin des rapports.  Cela se fait normalement au cours d’un entretien, mais une lettre peut suffire dans certaines circonstances.  On peut consulter les directives sur le site Web du Collège ou les obtenir du bureau du Collège.

Un patient consultait deux spécialistes.  Il prétendait que l’un des spécialistes ne tenait pas son médecin traitant au courant de son état.  En étudiant le cas, le comité a noté que le patient présentait des symptômes peu communs d’une maladie assez rare.  Cela a créé une incertitude quant au meilleur traitement.  Néanmoins, le comité a fait remarquer que le médecin traitant avait eu une copie de toutes les lettres et qu’il semblait bien informé de la situation. 

L’administration d’un établissement de soins pour personnes âgées infirmes prétendait qu’un médecin au service des urgences avait refusé d’accepter le transfert d’une patiente qui était tombée.  Le médecin avait affirmé qu’en l’absence de symptômes importants, la patiente pouvait être mieux surveillée dans son propre environnement.  Le comité a convenu que la réponse pouvait être appropriée, mais n’a pas pu déterminer le rôle précis du médecin à l’égard des patients de cet établissement.  Autrement dit, il n’a pas pu déterminer clairement s’il était habilité à donner des ordres concernant ces patients. 

Une patiente était hospitalisée pour se remettre d’une blessure.  Son médecin de famille était absent et un collègue le remplaçait.  La patiente prétendait que ce médecin ne s’était pas occupé d’elle pendant son séjour à l’hôpital.  En étudiant le cas, le comité n’a rien trouvé qui indiquait que des raisons médicales particulières exigeaient que le médecin visite la patiente, mais il a estimé que le médecin aurait dû visiter la patiente pour lui parler de sa sortie de l’hôpital et d’autres questions, sinon par courtoisie.  Il n’est peut-être pas toujours suffisant de compter uniquement sur l’interaction par l’intermédiaire du personnel infirmier. 

Deux plaintes concernaient l’accès du patient au cabinet de son médecin de famille en cas d’urgence.  Dans un cas, la patiente avait été informée qu’elle pouvait se présenter au bureau sans rendez-vous quand les circonstances le justifiaient.  Toutefois, après plusieurs fois, cela a créé des problèmes pour le personnel.  Dans le deuxième cas, la patiente a demandé plusieurs fois pour des rendez-vous urgents et les a obtenus.  Cependant, lors d’une situation grave, le médecin n’a pas pu la recevoir.  La patiente a estimé qu’elle n’avait pas reçu des soins satisfaisants.  Bien que les médecins veuillent répondre aux besoins de leurs patients, il est souvent nécessaire d’établir des limites quant à la façon de le faire.  Dans ces deux cas, l’ambiguïté concernant la façon de le faire a causé des problèmes à toutes les personnes concernées.

Une patiente devait subir une intervention.  Elle avait demandé que l’intervention soit réalisée sous anesthésie générale, mais on a plutôt utilisé une sédation consciente.  Au cours de l’intervention, la patiente s’est sentie de plus en plus mal et a essayé de faire cesser l’intervention.  Dans sa réponse, le médecin a estimé que, tout compte fait, la méthode utilisée était la meilleure pour la patiente.  Le comité a fait remarquer que le médecin n’avait pas tenu compte des médicaments que prenait la patiente, qui ont modifié les effets habituels du médicament utilisé pendant l’intervention parce qu’ils comportaient des doses importantes de narcotiques et de benzodiazépines.

Suite à un accident de travail, une patiente a demandé à son médecin de remplir à l’intention de son employeur un formulaire concernant des restrictions à son activité.  Elle prétendait que le médecin avait refusé de donner l’information et avait fait des observations désobligeantes à propos de tous les travailleurs de son employeur.  Le comité a souligné les problèmes que rencontre le médecin quand on lui demande de donner des renseignements précis sur lesquels il ne se sent peut-être pas en mesure de faire des observations.  Néanmoins, le comité a fait remarquer que les remarques du médecin à la patiente avaient pu donner l’impression qu’il ne s’occupait pas de sa condition clinique. 

Un patient s’est présenté au mauvais centre médical pour un examen de contrôle chez un spécialiste.  Le spécialiste a semblé très contrarié, puisque les dossiers et les études du diagnostic n’étaient pas disponibles.  Le patient se demandait si le médecin avait fait une évaluation objective dans ce contexte.  Le comité a fait remarquer que l’erreur au sujet du rendez-vous n’était pas de la faute du patient.  Bien que le médecin ait pu éprouver un sentiment de frustration face à cette situation, il aurait dû faire tout son possible pour éviter que le patient puisse penser qu’il n’avait pas été évalué correctement.

QUESTIONS DIVERSES


DES ARCHIVES

Il y a cent ans

Lors de réunions en 1909, le Conseil décidait qu’il ne voulait pas être considéré comme un «Collège» comme c’était le cas dans d’autres provinces et s’inquiétait du fait que la nouvelle Loi médicale permettrait l’exercice de l’ostéopathie.

Il y a soixante-quinze ans

En 1934, le Collège refusait toujours d’étudier la demande d’immatriculation de réfugiés juifs de l’Allemagne.  Il y avait encore un différend avec l’Université Dalhousie concernant l’immatriculation des étudiants en médecine. 

Il y a cinquante ans

En 1959, le Conseil établissait son premier registre des médecins spécialistes et prévoyait des dispositions qui permettaient l’immatriculation de médecins non agréés qui avaient obtenu leur diplôme avant 1945.  Le Conseil décidait également d’augmenter la cotisation annuelle pour donner 57 $ à la Société médicale et 8 $ au Conseil.  Le salaire du registraire passait à 2400 $ par année. 

Il y a vingt-cinq ans

En 1984, le Conseil notait les premières initiatives fédérales et provinciales visant à contrôler le nombre de médecins, exigeait que tous les spécialistes suivent un programme d’internat par rotation et commençait à examiner la possibilité d’établir un poste de registraire à plein temps.  Il y avait 882 inscriptions au registre des médecins.